Commune de Veuilly-la-Poterie

Commune de
Veuilly-la-Poterie

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Le Château

« Son ancienneté est démontrée : il est dit que le château est fermé de fossés pleins d’eau (ce qui correspond bien avec la proximité du marais) et qu’il est constitué d’un grand corps de logis, d’une aile et de deux pavillons. Il est fait mention d’écuries, bergeries, étables, colombiers, logement pour le fermier et de hangars, ce qui localise également la grande ferme jouxtant actuellement le château moderne. »

Le château actuel date de 1831 . La démolition de l’ancien château est indiquée largement antérieure à la Révolution (Archives départementales de l’Aisne ; géographique historique),
Le premier propriétaire connu est en 1670 : Charles Ripault, seigneur de Veuilly, Conseiller d’Etat.

Vers 1900, Auguste Dazard, agriculteur à la ferme du Tilvot à Courboin, achète le château avec la ferme avec l’espoir de faire redémarrer la distillerie installée dans une partie du château mais les circonstances économiques ont changé. Le chemin de fer du Sud de l’Aisne rend obsolète la petite distillerie, en transportant dans de plus grosses usines les produits agricoles. La distillerie ne sera jamais remise en marche.

Auguste Dazard habite dans la maison de la ferme et en 1913 rénove la partie du château qui n’a pas été transformée en distillerie. Cette rénovation n’est pas tout à fait terminée quand les soldats allemands occupent Veuilly quelques semaines en juillet-août 1914, avant de se replier sur le Chemin des Dames entre Soissons et Laon.

Pendant la guerre, la ferme sert régulièrement de relais pour les troupes qui montent au front, plus au nord, ou qui en reviennent.

En mai 1918, Auguste Dazard évacue la ferme, comme tout le village, devant la nouvelle avancée allemande et est réfugié dans le sud-ouest de la France.

Quand la paix est revenue, il loue la ferme à une « Œuvre de Guerre » qui a pour objet d’éduquer les orphelins de guerre en leur apprenant l’agriculture. (Récit de Jean Marie Mourot) Elle accueillera entre autres des adolescents serbes.

Cette organisation périclite rapidement, et Auguste Dazard exploite à nouveau sa ferme vers 1925. Il ne reçoit pas toutes les indemnisations pour dommages de guerre qu’il espérait pour la reconstruction. Lors de la crise agricole de 1935 , il tombe en faillite et revend le château et la ferme à la famille Samson, dont il devient fermier.

Géraldine Birlouez